Je ne sais pas si c’est parti de la théorie du verre à moitié plein, ou celui à moitié vide. 1 2 3 Go, ça débute, ça démarre, ça commence, ça recommence. 3 2 1 Go… ça termine, donc ça débute, le début de la fin, la faim du début, la passion d’avant, celle d’après, celle pour qui on ne recommencerait jamais. C’est dans la course, 3 2 1, qu’on commence le sprint. C’est dans la peur, où il faut se lancer, 1 2 3 Go. J’ai peur. J’ai peur que ça commence, parce que je sais qu’un jour ça s’arrête. Ça s’arrête toujours, 3 2 1, mais ça ne commence pas toujours. Des fois ça fait juste tarder, des fois on devient attardé, on a envie d’y aller, vaincre la peur, juste risqué. Je te vois marcher, 1 2 3 Go, je te rattrape, je t’embrasse, simplement parce que c’est de ça que j’ai envie, c’est de toi que j’ai envie. 3 2 1 j’y vais pas, que penseras-tu, et les autres dans la rue. J’ai toujours envie d’y aller, je veux voir demain, je vois voir la fin. Je m’interprète des sous-titres d’un film sans titre, un film sans mot où seul l’amour était sur l’écran, live en noir et blanc. Il n’y a pas de 3 2 1 sans 1 2 3, ça doit commencer, prendre forme prendre ma main, prendre son pied, prendre la poudre d’escampette, prendre son mal en patience pour finir par prendre son trou. Il faut que je me lance, encore, une fois, seulement, pour voir, encore, ou pas. J’ai envie, j’ai l’impression que le temps passe, que dans l’espace il ne reste que de petite particule éparse de toi et de moi, je sais que c’est là, j’y touche parfois de tes yeux fiévreux, sensibles, où les mots qui sortent de ta bouche sont asynchrones avec ce que tu dis de tes yeux. C’est bien une ligne de départ, 1 2 3… où vraiment on s’en va?
Défi du jour : 1-2-3 Go
Laisser un commentaire